Entre observation scientifique et imagination, mon travail explore la co‑évolution entre l’humain et son environnement, à la croisée des sciences cognitives et de l’écologie.
Il traduit, à travers le corps et le territoire, les interactions entre psychisme, société et écosystèmes, tout en questionnant la place de l’être humain au sein d’un système interdépendant.
Aujourd’hui, ma pratique s’appuie sur des processus que je réalise entièrement moi‑même : récolte des plantes sur mon territoire, transformation des pigments végétaux, jusqu’à la préparation de la tempera à l’œuf.
Chaque matière porte la mémoire d’un territoire et d’une pratique ancestrale. La lenteur imposée par la tempera ouvre un espace d’échange entre matière, pensée et vivant.
Les tensions du psychisme deviennent les indicateurs des déséquilibres intimes et collectifs, où le geste pictural cherche à recréer des continuités entre corps et environnement.
-
Née à Strasbourg, Florence Giuca vit et travaille à Marseille.
Diplômée des Beaux‑Arts de Besançon après un parcours en design graphique, elle oriente sa pratique vers la peinture et le dessin.
Son séjour aux Beaux‑Arts d’Athènes en 2014 marque un tournant : elle quitte l’institution pour explorer l’écologie et le territoire.
Après plusieurs voyages durables à travers l’Europe, elle s’installe dans la Nièvre où elle co‑fonde une papeterie artisanale écologique.
Elle rejoint Paris et intègre plusieurs ateliers collectifs (Openbach, Le PréàVie, POUSH), participe à des expositions, des ateliers et des résidences en Europe.
Diagnostiquée en 2021 d’une sclérose en plaques fait basculer sa vie et sa vision du monde. Elle incorpore les sciences cognitives à son travail.
Membre du collectif Otoloto à POUSH elle prépare en parallèle un CAPA de Jardinière-Paysagiste.